Veggie PrideParce que la production de viande implique de tuer les animaux que l'on mange,
parce que nombre d'entre eux souffrent de leurs conditions de vie et de mise à mort,
parce que la consommation de viande n'est pas une nécessité,
parce que les êtres sensibles ne doivent pas être maltraités ou tués sans nécessité,
l'élevage, la pêche et la chasse des animaux pour leur chair, ainsi que la vente et la consommation de chair animale, doivent être abolis.

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Ce sont les familles qui payent le plus lourd tribut à la végéphobie. Les familles sont en effet la cible principale des discriminations et elles osent rarement se battre, préférant la discrétion. Les familles sont en quelques sorte dans le placard.
Pourtant, s'il convient de le rappeler, le végéta*isme n'est pas un crime. Une éducation végétarienne c'est une éducation qui a du sens et qui porte en elle des valeurs essentielles telles que le respect, la compassion et la tolérance face à la différence. Élever ses enfants végétariens, c'est participer à l'élaboration d'une société plus évoluée, plus juste, plus humaine.
Vraiment pas de quoi rougir ou se cacher, ce n'est pas à nous d'avoir honte de notre manière d'élever nos enfants !!!

La discrimination est pourtant une réalité. J'ai malheureusement des exemples de discriminations à foison : de la « simple » place en crèche refusée si l'enfant ne consomme pas de poisson au signalement auprès des services sociaux d'une famille du seul fait de son végétalisme. Bien sûr tout se passe bien dans la majeure partie des cas, on a plus de demandes de recettes qu'autre chose mais il suffit d'une personne malveillante ou ayant des préjugés et il y a un risque de signalement. Il y a une présomption de maltraitance face au végétalisme qui est intolérable. Nous n'avons pas à subir cela, d'autant que ces préjugés sont totalement infondés.
Nous aspirons à une vie sereine avec nos enfants, nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone ou pire des individus sur lesquels exercer impunément sa haine de la différence.
Élever ses enfants végétariens apporte un certain sentiment de justesse et d'harmonie. Enceinte, comment consommer de la mort et de la souffrance alors qu'on porte la vie ? Puis viennent la naissance et l'allaitement. Je me sens liée à toutes les mères, quelle que soit leur espèce. Comme nous, la vache, la brebis, portent leurs enfants, les enfantent, les allaitent. Je ne lécherais pas une goutte de lait pour 1000 euros, elle représente le meurtre d'un petit, si semblable au mien à ce stade, cherchant le sein et la chaleur rassurante de sa mère, je ne veux rien avoir à faire avec ça. Si je participais à ces actes de barbarie, je ne pourrais plus regarder ma fille en face, ce serait la trahir.
Contrairement à certains préjugés, le végétarisme n'implique en rien de « priver » l'enfant. Les enfants aiment les animaux, s'ils savaient ce qu'on leur donnait réellement ils seraient choqués. Si vous ne pouvez pas expliquer sans mentir à votre enfant d'où vient son repas, c'est qu'il y a un problème. Les végétariens n'ont pas à mentir à leurs enfants, à leur faire croire que la vache « donne » le lait ou que le cochon « donne » le jambon, (ou que les vaches gambadent toutes dans des près et ont besoin du gentil fermier pour les soulager parce qu'elles font vraiment trop de lait...).
Quand je vois d'autres enfants caresser avec joie des moutons alors que leurs parents leur serviront peut-être des côtes d'agneaux le soir même, je trouve ça atroce, comment peut-on faire ça à son enfant (et à l'enfant d'une autre mère) ? C'est de la trahison.
Aujourd'hui nous souhaitons revendiquer nos droits, exprimer notre fierté d'être végétariens, de ne pas participer au massacre, de ne pas trahir nos enfants et dire halte à la végéphobie !
Message pour tous ceux qui militent pour la planète, la paix, l'amour, la non-violence,.... en oubliant l'essentiel : l'animal

Ami, toi qui m'écoutes
un instant ôte tes doutes
du fond du coeur, je vais te parler
te dire certaines vérités
pas d'la morale
ni un truc trop global
juste quelques évidences
qu'on a oublié de mettre dans la danse
Comme moi tu veux la paix, l'amour, la vie
peut-être cours-tu pour ta propre survie
peut-être cries-tu sur les toits ton avis
peut-être déplores-tu cette violence qui t'arrive
par la télévision ou d'autres relations ?
Peut-être luttes-tu pour améliorer le sort d'autres civilisations ?
Assailli de tous les côtés,
tu oeuvres, revendiquant le respect.
Entre errements et certitudes
tu cherches les clés de la plénitude
désespéré parfois d'atteindre enfin la paix
Mais sera-t-elle possible sans EUX ?...
Ami, regarde tout près de toi
observe ton prochain repas
N'as-tu rien oublié de considérer ?
Comment célébrer la vie si tu te nourris de la mort ?
Comment en toi espérer la paix alors que tu les dévores ?
Ce que tu vas manger s'appelle animal
pas un objet banal
pas une chose insensible au mal
UN ANIMAL
création singulière
comme toi, être vivant d'eau, d'air
comme toi, présent sur cette Terre
pour participer à l'équilibre du mystère
Un animal
qu'une inconsciente fourchette
effondre sans t'effondrer,
endormi que tu es l'ami...
Es-tu sûr que l'animal que tu manges va te donner ce que tu cherches ?
Regarde sous les couvercles de ta cuisine religieuse
Regarde derrière le rideau des banquets qui fêtent l'amour
Regarde dans les cantines des festivités humanitaires
ou dans les coulisses de tes luttes dites écologiques...
Ami, ne vois-tu pas le sang qui coule ?
Certes, dans ton esprit
sont rentrées tout un tas de théories
qui barricadent ton coeur,
te maintiennent prédateur
C'est lui ou moi, moi ou lui
la vie se nourrit de la vie...
Ou peut-être est-ce l'attachement à ce goût,
à cet éphémère plaisir au vif coût
que, dans l'ignorance de mieux, tu appelles bonheur
Au prix de milliards de malheurs...
Au bout de la chaîne alimentaire
homo sapiens se déchaîne
s'assure de sa supériorité,
« voyons nous sommes faits pour dominer... »
Est-ce sagesse que de s'animaliser ?
La chair animale pèse sur les coeurs
de ceux qui croient à sa nécessité
Ami, sache que de cette chaîne tu peux te libérer
par le végétal retrouver ta créative légèreté
Laissons les erreurs au passé
Notre différence est de pouvoir s'élever.
Nulle hérésie que d'apprécier maintenant
la valeur du plus simple commandement :
pour véritablement aimer, ne pas tuer.
De quel droit mettez-vous des oiseaux dans des cages ?
De quel droit ôtez vous ces chanteurs aux bocages,
Aux sources, à l'aurore, à la nuée, aux vent ?
De quel droit volez vous la vie à ces vivants ?
Homme, crois tu que Dieu fasse naître
L'aile pour l'accrocher au clou de ta fenêtre ?
Ne peux tu vivre heureux et content sans cela ?
Qu'est qu'ils ont donc fait tous ces innocents là
Pour être au bagne avec leur nid et leur femelle ?
Qui sait comment leur sort à notre sort se mêle ?
Qui sait si le verdier qu'on dérobe aux rameaux,
Qui sait si le malheur qu'on fait aux animaux
Et si la servitude inutile des bêtes
Ne se résolvent pas en Nérons sur nos têtes ?
Qui sait si le carcan ne sort pas des licous ?
Oh! de nos actions qui sait les contre-coups,
Et quels noirs croisements ont au fond du mystère
Tant de choses qu'on fait en riant sur la terre ?
Quand vous cadenassez sous un réseau de fer
Tous ces buveurs d'azur fait pour s'enivrer d'air,
Tous ces nageurs charmants de la lumière bleue,
Chardonneret, pinson, moineau franc, hochequeue,
Croyez vous que le bec sanglant des passereaux
Ne touche pas à l'homme en heurtant ces barreaux ?
Prenez garde à la sombre équité. Prenez garde !
Partout où pleure et crie un captif, Dieu regarde.
Ne comprenez vous pas que vous êtes méchants ?
A tous ces enfermés donnez la clef des champs !
Aux champs les rossignols, aux champs les hirondelles ;
Les âmes expieront tout ce qu'on fait aux ailes.
La balance invisible a deux plateaux obscurs.
Prenez garde aux cachots dont vous ornez vos murs !
Du treillage aux fils d'or naissent les noires grilles ;
La volière sinistre est mère des bastilles.
Respect aux doux passants des airs, des prés, des eaux !
Toute la liberté qu'on prend à ces oiseaux
Le destin juste et dur la reprend à des hommes.
Nous avons des tyrans puisque nous en sommes.
Tu veux être libre, homme ? et de quel droit ayant
Chez toi le détenu, ce témoin effrayant ?
Ce qu'on croit sans défense est défendu par l'ombre.
Toute l'immensité sur ce pauvre oiseau sombre
Se penche et te dévoue à l'expiation.
je t'admire, oppresseur, criant oppression !
Le sort te tient pendant que ta démence brave
Ce forçat qui sur toi jette une ombre d'esclave ;
Et la cage qui pend au seuil de ta maison
Vit, chante, et fait sortir de terre la prison.
12 mai 1856